1er Mai 2014, envahissons les rues et marchons pour l’emploi !

Petit rappel historique

C’est l’exploitation des travailleurs et la misère sociale engendrée qui sont le fondement du 1er mai .

C’est en 1886 sur le lieu de l’expérimentation du travail forcé et gratuit fraichement aboli juridiquement en 1865 aux États-Unis d’Amérique (l’esclavage des africains) que cet évènement entrera dans l’histoire du monde.

La revendication principale était la journée de 8h00 de travail au lieu des 10 à 12h par jour à partir du 1er mai 1886. Certains la gagnèrent mais pas tous. C’est ainsi que les autres travailleurs durent faire des journées de grèves et de manifestations pour faire céder le patronat. Cependant,  la répression qui suivit, entraina des morts du côté de la police et des grévistes, des condamnations à la prison et la peine de mort pour certains syndicalistes.

En Europe, les travailleurs firent de même, à la même date. Certaines manifestations furent réprimées et c’est pour cela que Le 1er Mai deviendra une journée internationale de solidarité et de lutte des travailleurs à cause de son ampleur et des résultats obtenus par la mobilisation.

Aujourd’hui, le système a changé de forme mais pas d’objectif.  Le chômage massif des jeunes comme des séniors , la dégradation des conditions de travail , le blocage des salaires et les atteintes incessantes au droit du travail affectent les populations du globe jetant dans la misère et la précarité bien des familles. Les crises récentes du capitalisme mondialisé ont eu pour conséquence l’accroissement des antagonismes entre pays générant par la même occasion des risques sérieux pour la paix  dans le monde. Les travailleurs n’ont pas d’autres armes que leur unité d’action dans les entreprises et dans la rue pour dire NON au déclin social.

En Guyane, dès 2015, comme il a déjà été publié par L’Institut Français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques(iFRAP), la fusion des collectivités qui sera engagée visera à dégager des économies. Et ce sont les travailleurs qui sont en ligne de mire. Ainsi,  malgré l’étendue de notre territoire, de ses réalités culturelles,  des comparaisons (n’est pas raison !) sont avancées de la manière suivante :« A proportion de la population, la Guyane est 2,2 fois plus administrée que la métropole sur le plan de sa fonction publique départementale et 3,3 fois plus administrée au plan régional, tandis que la Martinique l’est respectivement 1,4 et 3 fois plus ».  Il est donc évident que nombre des travailleurs de ces 2 collectivités, en particulier les non-titulaires sont menacés de perdre leur emploi.

Les récentes grèves des travailleurs de l’EDF, du corps enseignant, des pompiers (le Service Départemental d’Incendie et de Secours) et d’autres qui suivront certainement sont des réponses qui encouragent la lutte des travailleurs car elles participent à la Justice et à la résistance Sociale . C’est pour cette raison que le 1er mai 2014 doit être une occasion d’envoyer un signal fort dans la rue afin de consolider ce symbole de libération sociale de l’Homme debout, en marche exigeant le respect de ses droits.

 

Recommençons  dans l’unité nos démonstrations de forces par les manifestations de rue, les assemblées générales dans les entreprises, les grèves, les débrayages, les meetings etc… toutes ces actions qui nous ont permis dans les moments les plus difficiles d’arracher des victoires au bénéfice des travailleurs et de la population.

Recommençons les campagnes de mobilisation sur les grands thèmes de l’emploi, de la santé, de la vie chère, de l’éducation (comme la baisse du prix de l’eau en 1955, du prix du carburant en 2008, la création du rectorat en 1996).

Oui recommençons la lutte commune pour la construction du pays (M.S.U., d’octobre 92, les routes à l’Est et à l’Ouest), il n’y aura pas de paix sans justice.

Recommençons à agir ensemble et non séparément, c’est une exigence morale.

 

1er Mai 2014, recommençons à envahir les rues !

RDV à 8H30

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